SPORT - Éthique sportive et économie


SPORT - Éthique sportive et économie
SPORT - Éthique sportive et économie

Sport: éthique sportive et économie

Alors qu’il occupe une place centrale dans l’imaginaire collectif et connaît une profonde métamorphose dont les traits saillants sont la mondialisation des images, la commercialisation des spectacles, la professionnalisation des athlètes, le sport devient plus perméable aux aléas de la vie des affaires et à ses contrecoups: fraude, corruption. Dès lors, la tension croissante entre les lois de l’économie et l’exigence éthique du jeu pose le problème des finalités du sport et de la sauvegarde de sa crédibilité.

Le sport et le marché

Ce nouvel âge du sport va susciter deux séries d’interprétations dont les limites justifieront une tentative de dépassement. La première — qui suppose un sport autonome — relève du postulat selon lequel sport et économie constituent deux sphères étanches de la vie sociale. Dès lors, le sport n’obéit qu’à sa propre logique (idéal olympique, dépassement de soi) et représente une zone imperméable aux intérêts économiques. Pour Pierre de Coubertin, le sport avait pour mission de favoriser la “musculation morale de l’homme”; c’était une école cultivant le goût de la lutte, le sens de l’effort, la solidarité et le désintéressement. L’idée du salut et de la renaissance spirituelle par le sport dominera les représentations du sport jusqu’au milieu du XXe siècle. Une version néo-coubertinienne prendra acte de l’existence des liens entre sport et économie, tout en considérant que celle-ci, méthode rationnelle de satisfaction des besoins humains (et le sport en est un), doit être soumise à la logique sportive.

L’idéalisme de ces conceptions nie la détermination sociale et économique des pratiques et des spectacles sportifs, et dilue son intérêt théorique. Qui plus est, la recherche du dynamisme énergétique, de la forme psychologique et de l’émotion corporelle motivent le pratiquant, davantage que la logique disciplinaire et vertueuse prônée par Coubertin. De même, les spectacles ne tendent pas à éduquer les foules ou à favoriser la régénérescence morale des citoyens, mais à les divertir et à les fasciner pour mieux les fidéliser.

À l’opposé, on trouve une autre conception, selon laquelle “le capital est devenu le moteur effectif du sport, le critère de ses réalisations, le régulateur de son fonctionnement” (Jean-Marie Brohm). Il existerait ainsi une homologie absolue entre institutions sportives et organisations capitalistes. Le champ sportif apparaît alors de type bipolaire: d’une part, ceux qui apportent les capitaux (les dirigeants), d’autre part, ceux qui fournissent des performances (les athlètes). La production de la performance devient la finalité, à l’image de ce qu’est la plus-value pour le capitalisme. Les principes de sélection, de rendement, de hiérarchie, de record, autour desquels le sport s’organise, sont récusés.

À l’optimisme naïf de la position apologétique des coubertiniens succède ici un nihilisme désespérant. Cette approche idéologique paraît réductrice et statique dans la mesure où elle fige les rapports entre sport et économie. Le sport, comme l’art ou la culture, ne peut échapper à l’emprise des relations monétaires qui caractérisent les économies contemporaines, qu’elles soient capitalistes ou socialistes, développées ou sous-développées. Un sport imperméable à l’économie constituerait une source de discrimination et d’élitisme. Seuls les titulaires de hauts revenus pourraient y avoir accès, puisque le poids du financement de l’offre de sport reposerait uniquement sur les pratiquants.

Il en va de même pour une seconde vision du sport intégré qui reprend le constat de la mise en action, ludique et codée, du corps dans les espaces capitalistes. Mais, contrairement à la théorie radicale, cette conception accepte la philosophie du sport de compétition, dans la mesure où l’État, par l’aide qu’il apporte, se substitue aux forces économiques qui en altèrent les vertus originelles. Cette thérapeutique est contestable dans son principe comme dans son efficacité. Les contribuables doivent-ils être mobilisés pour financer le sport professionnel? Le spectacle sportif relève-t-il des principes du service public? Par ailleurs, il est difficile de croire que l’étatisation des influences économiques supprimerait les perversions du sport. Les scandales récurrents (caisses noires des clubs de football, matchs truqués, trafics d’influence, etc.) que le sport des pays socialistes à économie planifiée a connu en témoignent.

Aussi, il est préférable de dire avec l’ethnologue Marcel Mauss que “le sport intègre des comportements, des rites, des représentations, des normes, des valeurs, d’ordre économique, éthique, esthétique, pédagogique, politique: il a une histoire et il est dans l’histoire”. Certes, la logique de l’échange marchand façonne les pratiques et les spectacles pour les ajuster à ses exigences. Mais, en retour, les formes des pratiques et des spectacles déterminent les modalités de l’insertion des intérêts économiques dans les disciplines. Certes, le modèle de fonctionnement dominant (le productivisme) va constituer le moteur de l’évolution du système sportif fondée sur des normes économiciennes (rationalisation, division et spécialisation du travail, résultats en termes quantitatifs, etc.). Reste que le marché n’est qu’un des moments de ce réseau d’échanges. Car le sport n’a pas été créé pour dégager les flux monétaires. Il a sa propre logique (vaincre le temps, l’adversaire, etc.). L’athlète recherche sa propre satisfaction. Dès lors, le sport appartient plutôt à l’“antiéconomique”, c’est-à-dire au monde intime des passions exclusives de l’économie. En fait, le sport participe des deux mondes: il est utilitaire et utilisé, inséré dans la société mais aussi aventure personnelle, expérience spirituelle ou rite festif. Il n’est pas une valeur en soi et ne constitue pas un modèle pour la société, car il n’est pas, a priori et par essence, pur ou impur, bon ou mauvais.

L’éclipse de l’éthique

Sport et éthique: ces deux concepts semblaient devoir aller de pair. Le premier devrait être par essence “ouvert” au second. Pourtant, un regard éthique approfondi s’ajuste mal aux évolutions du sport, à ses zones d’ombre et à ses déviations.

Citius, altius, fortius . La devise olympique sous-tend une logique productiviste (plus vite, plus haut, plus fort). Le record du monde du 10 000 mètres a été amélioré de 3 min 30 s en cent trente ans; celui du lancer du poids masculin de 5,6 m en cinquante-neuf ans et celui du saut à la perche de 1,33 m en trente ans. Ces avancées s’expliquent par des évolutions techniques (passage de la perche en bambou à la perche en fibre de verre, chaussures à coussins d’air, pistes avec revêtement synthétique, rationalisation du geste, etc.). Elles résultent également de l’emploi de moyens contestables. Dans toutes les disciplines, le recours aux produits dopants a été constaté, certes avec une intensité variable. Trois décennies d’usage de substances anabolisantes ont débouché en haltérophilie sur une inflation de records telle qu’il a fallu, à partir de 1993, modifier toutes les catégories de poids afin de créer de nouveaux records, les anciens étant rendus inaccessibles par la lutte antidopage engagée ces dernières années. La crédibilité de l’athlétisme a été mise en cause par les contrôles positifs de trois figures emblématiques: en 1988 puis en 1993, Ben Johnson (champion du monde et olympique disqualifié du 100 m); en 1990, Harry Butch Reynolds (recordman du monde du 400 m); en 1992, Kattrin Krabbe (championne du monde du 100 m et du 200 m). Le cyclisme, l’aviron, l’escrime, le ski de fond et la boxe sont les disciplines les plus touchées.

Deux problèmes d’ordre éthique surgissent alors. Le dopage fausse le critère de la mesure des sportifs en compétition. De plus, en repoussant le seuil de la douleur et de la fatigue, ces produits font taire les signaux d’alarme fondamentaux de l’organisme et permettent d’accroître l’intensité des entraînements. Ces artifices nuisent gravement à la santé à court terme (fractures d’effort, ruptures tendineuses) comme à long terme (cancers, troubles cardiaques). À titre d’exemple, la proportion de participants au Tour de France cycliste morts avant l’âge de cinquante-huit ans passe de 18 p. 100 avant la Seconde Guerre mondiale à 28 p. 100 après. Or l’espérance de vie générale a progressé fortement et le cyclisme est censé améliorer les performances du cœur!

La position de quasi-monopole des vedettes et le fait qu’elles seules puissent susciter des audiences télévisées et des “gisements publicitaires” compétitifs ont provoqué une croissance exponentielle de leurs revenus. Pour tenter d’abaisser le prix moyen du travail, les groupements sportifs ont organisé un marché ultraconcurrentiel, par l’augmentation de l’offre liée à la multiplication de centres de formation, et flexible, grâce à un système d’entrées et de sorties permanentes. De fait, un marché dual s’institutionnalise: le segment supérieur regroupe les bons emplois, avec de très hauts salaires, des perspectives de promotion et de palmarès; le segment inférieur, qui comporte la très grande majorité des effectifs, est composé, lui, de postes peu gratifiants et instables.

Plus les interactions entre sport et économie sont dynamiques et anciennes, plus le dualisme et ses coûts sociaux se confirment. Sept des dix plus hauts revenus sportifs du monde sont américains, et sept disciplines (basket-ball, boxe, formule 1, golf, tennis, football américain, base-ball) concentrent la quasi-totalité des cent premières fortunes du sport. Les tensions qui naissent des surenchères pour l’élite et de l’insécurité pour les autres désarticulent socialement ces espaces. Le basketteur Michael Jordan a perçu 180 millions de francs en 1992. En deux combats, le boxeur Evander Holyfield a gagné 140 millions et l’écurie de formule 1 McLaren a offert 110 millions au pilote Ayrton Senna. Mais 42 p. 100 des footballeurs américains ont pris leur retraite à la suite d’une blessure, 75 p. 100 des basketteurs américains se droguaient et 86 p. 100 des joueurs de base-ball n’ont pas de diplôme. Ces coûts sociaux sont aggravés par la réduction de la durée de carrière et l’accroissement des inégalités de revenus (l’échelle des rémunérations va de 1 à 200 dans la plupart des sports professionnels américains).

Doit-on accepter ce fonctionnement au nom d’un principe de liberté, la répartition des conditions d’emploi se faisant à travers l’activité non coordonnée d’une multitude d’agents (fédérations, ligues, clubs, etc.)? Ou bien doit-on considérer, avec John Rawls et son principe de différence, que ces inégalités ne sont pas acceptables car elles ne bénéficient pas aux plus défavorisés? Il s’agirait alors d’inégalités “négatives”, consistant à exclure (par le chômage) et à réduire les revenus des moins performants, l’enrichissement des uns reposant sur la précarisation du statut des autres. Avec pour risque majeur la désintégration du tissu social du sport. De plus, le sport étant censé porter un message éthique universel, peut-on passer sous silence le caractère indécent des sommes engagées, alors que dans bien d’autres secteurs de la vie sociale ou dans les pays du Tiers Monde les besoins élémentaires, dont la satisfaction concourt à la survie et au respect de la dignité de l’homme, ne sont pas assurés?

Le sport se transforme par sa relation à l’argent. La performance peut être déterminée par des intérêts financiers. Le perchiste ukrainien Sergueï Bubka, révélation des Championnats du monde d’athlétisme en 1983, a fait progresser son record du monde centimètre par centimètre (6,14 m en 1994), au détriment de l’esprit sportif, et ce en raison de la prime de 150 000 francs versée lors de chaque record (plus de trente en salle ou en plein air depuis le début de sa carrière). Pour espérer devenir champion du monde de formule 1, il convient de réunir un budget de 500 millions de francs afin de disposer de la voiture la plus compétitive (notamment sur le plan du moteur et de l’équipe technique). En 1993, seules les écuries Williams-Renault (Alain Prost) et McLaren-Ford (Ayrton Senna) y parvenaient. Dans certains sports collectifs où aucune règle n’interdit de telles pratiques (volley-ball, handball), les clubs professionnels, notamment français, qui participent à des compétitions internationales versent une indemnité à leurs adversaires d’Europe de l’Est, contre leur acceptation de disputer les matchs aller et retour chez eux et non en alternance, ce qui fausse le jeu de la concurrence en amoindrissant leurs possibilités de qualification.

Le jeu lui-même est victime de ces préoccupations utilitaristes. Le football, sport d’équipe le plus soumis aux impératifs financiers, change: schémas tactiques défensifs, diminution du nombre de buts (quatre en moyenne par rencontre en 1930, trois en 1980, moins de deux en 1993), montée de l’antijeu (fautes, contestations, etc.). En tennis, l’évolution du matériel et des équipements (raquettes à moyen tamis en matériau élaboré, balles plus dures, développement des surfaces rapides) comme de la préparation des joueurs (écoles spécialisées) privilégient la puissance d’un jeu à un ou deux coups, le service et éventuellement le retour (Jim Courier, Boris Becker, Andre Agassi, Goran Ivanisevic), au détriment d’un jeu d’attaque imaginatif et varié pratiqué au plus haut niveau seulement par Stefan Edberg et Pete Sampras. Cette hégémonie des frappeurs de fond de court produit un jeu stéréotypé. Plus grave, la régularité des confrontations n’est pas toujours respectée. Les scandales récurrents du football français qui mettent en cause, tour à tour et depuis vingt ans de façon continue, les meilleurs clubs (Saint-Étienne, Paris-Saint-Germain, Bordeaux, Marseille) nuisent à sa crédibilité. Toutes les techniques utilisées (double billetterie, caisses noires, prêts fictifs, corruption) représentent une manière illégale et non concurrentielle de résoudre un rapport de compétition supposé loyal.

Vers un droit du sport?

Désormais, le sport ne peut plus être assimilé à une école de vertu. C’est lui, au contraire, qui a besoin de se moraliser pour redevenir lui-même. Comment concilier la recherche de la performance avec une déontologie des moyens? D’abord, en évitant trois écueils: l’angélisme d’une conception du sport pur, un esprit utilitariste qui mettrait la morale au service d’une légitimation des interactions entre sport et économie, l’illusion selon laquelle il suffirait de “prêcher” la vertu pour qu’elle soit pratiquée.

En matière de compétition sportive, la fin justifie-t-elle les moyens? Peut-on dire que seul le résultat athlétique compte et que la manière de l’obtenir importe peu? Autrement dit, devrait-on applaudir sans réserves le perchiste s’élevant à 6,50 m ou le sprinter courant le 100 mètres en 9 secondes? La performance, quand elle n’est pas soumise à un “pourquoi?”, s’avère vide de sens. Elle est simplement la mesure d’un moyen, non un objectif en soi. La question essentielle et existentielle du sens est occultée.

Le sport s’est en effet développé selon une notion de progrès définie sur des critères calqués sur l’économie, sur une croyance au dépassement infini des capacités de l’individu, et non par rapport à une éthique. De ce point de vue, l’appel de la commission des athlètes du Comité international olympique (C.I.O.) publié en mars 1993 traduit le malaise inhérent à cette crise des valeurs: “Il y a urgence, si le C.I.O. ne prend pas les mesures nécessaires, nous sombrerons dans les jeux du cirque et les jeux modernes connaîtront le sort des jeux antiques, c’est-à-dire la condamnation à mort” (rappelons que les jeux antiques furent supprimés en 394 par l’empereur Théodose).

La conscience de la perversion qui guette le sport constitue un pas supplémentaire sur la voie d’une quête de sens. Elle exige une transparence totale de chaque lien entre sport et économie. En cessant de “diaboliser” l’argent, l’hypocrisie s’estompe. Trop lentement, certes. Car les médias trouvent dans le sport matière à création d’une mythologie moderne. Ils y rencontrent le héros que réclament les supporters, l’aventure, le drame, le reflet idéalisé de la vie. Or, et contrairement à d’autres professions, l’athlète exerce un travail symbolique dans lequel se projette un public qui recherche une oasis de pureté et de rêve. Si l’on en croit Alain Minc, le marché oblige à la publicité des comportements, laquelle fait disparaître l’immoralité clandestine. Rendu visible, le lien entre sport et économie devrait être légal, équitable et vertueux. Pour le moment, devant l’inadéquation entre l’attente de retombées positives et l’image de marque du sport qui se révèle brouillée, un nombre de plus en plus grand de sponsors se désengagent pour se tourner vers d’autres domaines (culturel, humanitaire, etc.) moins coûteux et plus valorisants. Une telle concurrence incite le sport à davantage de vertu (les contrats de Johnson, Krabbe et Reynolds ont été résiliés dès l’annonce du dopage).

L’entrée des capitaux dans la sphère sportive apparaît irréversible. D’où l’intérêt de l’émergence d’un droit du sport. Une jurisprudence spécifique devrait suivre et encadrer l’évolution des interactions entre sport et économie. À cette omniprésence du droit il faudrait associer de nouvelles institutions ayant pour objet la sauvegarde de l’éthique. Ce Comité d’éthique sportive aurait pour compétence d’évaluer la complexité des interdépendances entre les composantes de la société sportive (organismes sportifs, techniques médicales, stratégies des sponsors et des médias, etc.), d’identifier les carences juridiques ou déontologiques, de proposer de nouveaux garde-fous, de donner son avis sur les problèmes moraux soulevés par les progrès de la recherche.

Ces modes de régulation (droit du sport, comité d’éthique) ne doivent pas être seulement nationaux, compte tenu du fait que l’essence du système sportif est mondiale. En effet, bien des difficultés présentes résultent des disjonctions entre espaces géographiques (national et international), ordres juridiques (civil et sportif) et groupements sportifs (Comité international olympique et fédérations internationales).

Contestant la régularité de son contrôle antidopage d’août 1990, l’Américain Harry Butch Reynolds a saisi la justice civile de son pays pour obtenir l’annulation de la sanction sportive (une suspension de deux ans) prise par la Fédération internationale d’athlétisme, ainsi qu’une indemnité de 150 millions de francs (38 millions de dommages et intérêts, 112 millions pour préjudice moral). Le tribunal de Columbus (Ohio) lui a donné raison en considérant que les autorités sportives n’avaient pas à menacer sa liberté de travail et ses droits de citoyen américain. La Fédération américaine d’athlétisme l’a aussitôt autorisé à recourir, contrairement à la Fédération internationale qui, désavouée, n’entend pas reconnaître la compétence du tribunal américain, ni d’aucune juridiction en dehors de celle de Londres où se trouve son siège. Malgré les controverses et l’absence de conclusion trois ans après le début de la procédure, cette décision fait jurisprudence. Kattrin Krabbe a engagé une action similaire auprès des tribunaux allemands.

L’affaire Delgado a révélé en 1988 une autre série d’incohérences. Ayant utilisé un produit (probénicide) masquant la prise d’anabolisants, interdit par le Comité international olympique, mais qui ne l’était pas à cette date par l’Union cycliste internationale, le coureur espagnol a conservé sa victoire dans le Tour de France, bien qu’il ait été convaincu de dopage. Il va de soi qu’il convient d’unifier les procédures de contrôle, les sanctions et la liste des substances proscrites.

Indispensable à la société sportive, le marché ne peut pas devenir son unique principe d’organisation. Déconnecté de toute référence éthique et de tout projet social et culturel, le sport, soumis à une logique technicienne qui s’autonomise, risque de s’engluer dans les maux du temps alors qu’il doit se donner un sens pour être lui-même. Mais la portée éthique des barrières à édifier suffira-t-elle pour dépasser le productivisme comme paradigme d’un nouvel âge du sport?

Encyclopédie Universelle. 2012.

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